19.3.2025

Qui est responsable du bien-être au travail : l’employé ou l’entreprise ?

Depuis quelques années, le bien-être au travail est devenu une priorité dans le monde professionnel. Télétravail, horaires flexibles, espaces de détente, management bienveillant… Jamais autant d’initiatives n’avaient été mises en place pour garantir le confort des collaborateurs.

Pourtant, une question demeure : qui doit en être responsable ?

Certaines entreprises considèrent que le bien-être dépend avant tout de l’individu : après tout, un collaborateur devrait être capable de gérer son stress et son équilibre. À l’inverse, d’autres estiment que c’est l’employeur qui doit garantir un environnement sain, sans quoi aucune initiative individuelle ne peut suffire.

Mais peut-on vraiment trancher ? Et si, au lieu de chercher un unique responsable, il fallait repenser la répartition des rôles ?

L’entreprise, garante du cadre de travail et du climat interne

Il serait trop facile de faire peser toute la responsabilité du bien-être sur les collaborateurs. L’entreprise joue un rôle clé dans la qualité de vie au travail.

Car peu importe la motivation ou les bonnes habitudes d’un collaborateur : s’il évolue dans un environnement toxique, son bien-être sera inévitablement affecté.

Ce que l’entreprise doit assurer :

  • Un climat sain → Un management bienveillant, un respect des horaires, des process clairs.
  • Une charge de travail équilibrée → Pas d’attentes irréalistes ou d’objectifs inatteignables.
  • Une culture du dialogue → Encourager l’expression des besoins, éviter la peur de parler.
  • De vraies actions concrètes → Des initiatives adaptées aux besoins réels des collaborateurs.

Exemple :

Une entreprise qui impose du télétravail sans s’assurer que ses équipes disposent des bons outils et d’une charge de travail adaptée ne crée pas du bien-être, mais du stress et de la frustration.

Le problème ? Certaines entreprises pensent que de simples "avantages" (comme des espaces de détente ou des cours de méditation) suffisent à assurer le bien-être. Mais un babyfoot ne compensera jamais un management toxique.

Le collaborateur, acteur de son propre équilibre

Si l’entreprise doit garantir un environnement propice, cela ne signifie pas que les collaborateurs n’ont aucun rôle à jouer dans leur bien-être.

Car même dans une entreprise qui fait tout bien (cadre agréable, flexibilité, reconnaissance du travail…), certains collaborateurs souffrent malgré tout.

Ce que le collaborateur doit gérer :

  • Exprimer ses besoins → Ne pas attendre que l’entreprise devine ce qui ne va pas.
  • Poser ses limites → Savoir dire non, éviter la surcharge volontaire.
  • Prendre soin de son équilibre → Adopter de bonnes pratiques (pause, déconnexion…).
  • Prendre du recul → Ne pas tout attendre de l’entreprise, savoir cultiver son propre bien-être.

Exemple :

Un collaborateur qui accepte systématiquement des heures supplémentaires sans jamais oser dire non finit par se sentir débordé et épuisé. Le problème vient-il uniquement de l’entreprise ?

Le problème ? Certains collaborateurs considèrent leur bien-être comme une responsabilité 100 % externe, ce qui les empêche d’agir sur ce qui est réellement entre leurs mains.

Quand les responsabilités sont mal réparties : les malentendus à éviter

Si le bien-être dépend à la fois de l’entreprise et de l’individu, il est courant que chacun rejette la faute sur l’autre.

🔴 Erreur n°1 : L’entreprise qui se décharge sur l’individu

"C’est aux salariés de savoir gérer leur stress et leur équilibre !"

Résultat ? Les collaborateurs sont livrés à eux-mêmes, et ceux qui ne trouvent pas leur propre équilibre finissent en burn-out ou en turnover.

🔴 Erreur n°2 : Le collaborateur qui attend tout de son entreprise

"Mon entreprise doit tout mettre en place pour que je me sente bien."

Résultat ? Frustration et attentes irréalistes, surtout si les besoins individuels sont trop spécifiques pour être couverts par l’entreprise.

🔴 Erreur n°3 : Le flou total, où personne ne prend ses responsabilités

Résultat ? Des collaborateurs mal dans leur poste qui n’osent pas partir, des entreprises qui pensent bien faire mais qui passent à côté des vrais problèmes… et un climat qui se détériore progressivement.

Trouver le juste équilibre : une responsabilité partagée

Plutôt que de chercher un seul responsable, il est temps de penser en termes de collaboration.

Ce que l’entreprise peut faire :

  • Proposer des conditions de travail saines et adaptées aux besoins des équipes.
  • Permettre un dialogue ouvert pour que les collaborateurs puissent exprimer leurs besoins.
  • Former les managers à être des relais de bien-être et non des sources de stress.

Ce que le collaborateur peut faire :

  • Être acteur de son bien-être en posant ses limites et en communiquant ses attentes.
  • Adopter une gestion saine du travail (priorisation, pauses, équilibre).
  • Comprendre que le bien-être ne dépend pas uniquement de son employeur.

Exemple :

Une entreprise peut offrir un cadre ultra-flexible, mais si le collaborateur ne sait pas organiser son travail, il peut se retrouver encore plus stressé qu’avec des horaires fixes.

Le bien-être au travail n’est ni une responsabilité exclusive de le collaborateur, ni uniquement celle de l’entreprise.

Une entreprise peut offrir le meilleur cadre possible, mais si un collaborateur ne prend pas soin de son propre équilibre, il ne sera pas épanoui. À l’inverse, un collaborateur investi ne pourra jamais compenser un management toxique ou un environnement de travail destructeur.

La vraie question n’est donc pas "qui est responsable ?", mais "comment avancer ensemble vers un bien-être durable ?

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